Interview de The Popopopops  

Propos recueillis par IdolesMag.com le 02/05/2012.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag et/ou Dehmar SARL.

The Popopopops - DR

Issus de la très prolifique nouvelle scène rennaise actuelle « The Popopopops », emmené par Victor Solf (chant, claviers), Simon Carpentier (basse), Guillaume Halbique (batterie) et Vincent Bessy (guitare) a vu le jour en 2007/2008. Nous avons rencontré le bassiste du groupe, Simon afin qu’il nous explique pourquoi ce premier EP, « A Quick Remedy » (disponible le 21 mai), a mis tant de temps à voir le jour. Il nous expliquera pourquoi le groupe a mis un moment avant de trouver son identité musicale et son propre son, il ne manquera pas non plus de nous expliquer dans quelles circonstances il s’est formé. Nous évoquerons également la scène musicale rennaise du début des années 80 avec Marquis de Sade et Daho entre autres. « The Popopopops » préparent d’ailleurs une cover de Daho actuellement ! Ils seront le 6 juin sur la scène du Nouveau Casino (Paris 11ème) et en tournée un peu partout à l’automne.

IdolesMag : Peux-tu me raconter dans quelles circonstances le groupe a vu le jour?

Simon Carpentier, « The Popopopops » : On s’est tous rencontrés au lycée en 2007. On n’était pas potes à la base, mais on voulait tous faire de la zic. On s’est donc cherché. Qui allait jouer de quel instrument ? On s’est mis en groupe assez rapidement. Et dès le début, on a répété assez assidûment. On a fait une première date, c’était à la fête de lycée. Puis on s’est mis à faire des tremplins sur Rennes. Ça nous a vachement motivés à travailler le live. Jean-Louis Brossard des Transmusicales nous a vus en concert lors des tremplins. Il a bien accroché et du coup, il nous a programmés aux Trans en 2008. C’est une échéance qui nous a permis de vraiment bien bosser. On  arrivait sur un festival pro avec pas mal de programmateurs et de professionnels du spectacle. C’est à partir de ce moment qu’on a commencé à s’exporter un peu en dehors de Rennes. Ensuite, on a rencontré de nouveaux partenaires et on a enchaîné les dates. C’est à cette époque aussi qu’on a rencontré notre public. On a fait pas mal de dates en France, à Paris et en Bretagne. On est ensuite partis à l’international. On a joué en Hollande, en Allemagne, en Belgique et en Espagne. Dans le cadre des Trans’Export, on est partis également en République Tchèque, à Moscou et à Montréal. Dans cette période-là, nous sommes devenus intermittents et on a pu se consacrer uniquement à notre musique. Du coup, ça nous a permis de nous reconcentrer sur la composition après toutes ces tournées. On s’est retrouvés sur nos bases  à Rennes avec le groupe et on s’est mis à écrire pas mal. On a trouvé un peu une nouvelle direction artistique par rapport à ce qu’on faisait au début. C’était plus simple et plus dansant. On a cherché à donner plus de profondeur à nos productions, que ce soit dans l’écriture des paroles ou dans la composition. Du coup, on est arrivés l’année dernière à Rennes à se poser et à écrire de nouveaux titres. On a commencé à enregistrer notre EP avec notre ingé son chez nous. On a un studio à Rennes. On avait aussi quelques lieux où on pouvait faire ça. On a donc commencé à enregistrer notre EP à ce moment-là, en septembre dernier. On l’a terminé en janvier de cette année.

The Popopopops - DRVous avez donc mis un bon moment avant de trouver le son « Popopopops »…

Oui. En fait, c’était assez délicat. À la base du groupe, nous étions cinq, il y avait deux guitaristes. Et quand on a tous décidé de se mettre dans le bain et d’arrêter les études, puisqu’on commençait à avoir de bons retours (c’était il y a deux ans), un des deux guitaristes a décidé d’arrêter le groupe pour continuer ses études. Du coup, le son a pas mal changé. On a déjà vécu pas mal de périodes au niveau musical. On n’était pas dans un revival particulier puisqu’on n’a pas tous les mêmes influences à la base. On n’était pas potes parce qu’on aimait tous AC/DC ou que sais-je, mais juste parce qu’on avait envie de faire de la zic ensemble. Chacun a amené ses propres influences musicales. On a donc mis pas mal de temps à trouver notre son. Au début, c’était assez simple, puis quand le guitariste est parti, on a ajouté plus de claviers. Et comme personnellement, j’écoute pas mal de hip hop, on a ajouté pas mal d’influences hip hop. Notre son s’est donc vachement transformé au fil des années. C’est pour ça aussi qu’on a attendu vachement avant de sortir un premier EP. C’est parce qu’on n’était pas encore satisfaits de la finalité. Et là, avec cet EP, on est vraiment contents, parce qu’on a voulu présenter avec ces quatre chansons la palette de ce qui va être sur l’album. Pour nous, ça reflète bien les différentes influences de chacun des membres du groupe. On a fait un énorme travail de son aussi au fur et à mesure des lives et des rencontres dans les studios dans lesquels on a pu enregistrer. On a acquis une certaine maturité. On a également bossé avec le chanteur des « Pony Pony Run Run », Gaëtan Réchin, qui nous a aidés sur les arrangements d’un titre qui figure sur le EP. On a appris pas mal de choses avec lui sur les arrangements notamment. Et avec toutes ces choses, on a réussi à trouver un son. On a fait pas mal de choses chez nous dans notre studio. On vit avec notre ingé son, Victor et moi. Du coup, on a vraiment beaucoup bossé dessus et on est très contents de cet EP puisque pour nous, c’est un peu une première finalité de ces trois/quatre ans de recherche au niveau du son. La vraie finalité sera l’album…

D’avoir joué sur autant de scènes différentes, j’imagine que ça a été un exercice très formateur pour vous.

Oui. C’était grisant. On a vraiment vécu de super expériences. C’est parti très vite les débuts du groupe. On a connu un succès assez rapide avec beaucoup de concerts. C’était une expérience vraiment très enrichissante. Ensuite, ça nous a permis de mieux nous retrouver à Rennes entre nous, avec cette expérience de vie commune à l’étranger… ça nous a permis de mieux appréhender le travail sur un EP et mieux peaufiner le son en studio. Parce que le fait de pouvoir essayer ces chansons-là devant un public, de les travailler dans un set et de trouver une cohérence dans le set, ça permet aussi d’avoir une meilleure vision de ce qu’est un album ou un EP. Du coup, ça nous a permis de donner un peu de vie live à une production CD, qui peut parfois être un peu terne si les morceaux sont uniquement faits à la maison et qu’il n’y a pas du tout de rencontre avec le public.

Comment avez-vous appréhendé le studio après avoir autant joué sur scène ?

C’était assez délicat, c’est un fait. Mais on a beaucoup tourné avec les chansons qu’on avait au début. Les chansons du EP, on les a composées majoritairement l’année dernière, du coup, ce sont des chansons qu’on a moins jouées. La partie qu’on a le plus jouée en live, on ne l’a pas reproduite sur CD. Elle correspondait moins à ce qu’on voulait transmettre sur le EP. Mais les nouveaux morceaux, on les a tout de même testés sur scène puisqu’on avait quelques dates l’année dernière.

Finalement, cet EP a mis le temps qu’il fallait pour sortir et pour qu’il corresponde à ce que vous vouliez…

C’est vrai que c’est assez frustrant parce qu’on aurait aimé sortir un album plus tôt. Tout le monde nous disait « à quand l’album ? »… Il y a même des gens qui croyaient que nous sortions aujourd’hui notre premier album. Mais au final, on est contents d’avoir attendu tout ce temps-là parce qu’on a réussi à trouver une couleur et des sons qu’on n’aurait certainement pas réussi à faire si on avait enregistré le CD plus tôt. Cet EP est vraiment le produit de ces quatre dernières années, que ce soit du studio, du live ou des rencontres.

Comment bossez-vous tous ensemble ?

On se concentre essentiellement sur le travail en groupe en répétition parce qu’on trouve que c’est important de faire vivre les chansons à quatre et en live avec de vrais instruments pour voir si le titre tient la route, s’il nous plait et s’il peut être incorporé au set. Au-delà de ça, Victor le chanteur et moi, travaillons beaucoup les bases de notre côté. Moi, j’écris les paroles. Et on travaille les arrangements et la composition de chaque partie en répétition avec l’ensemble du groupe. Depuis les débuts, on a voulu garder cet esprit de groupe. Il n’y a pas de personnalité qui se dégage plus qu’une autre. On a envie de transmettre quelque chose à quatre et pas chacun de notre côté. D’ailleurs, je me suis un peu mis à chanter. Du coup, sur le EP, on est deux « chants lead ». Il y a Victor et moi. On a composé pas mal de chansons ensemble, donc, comme j’avais maquetté quelques voix, on a gardé l’idée que je chante sur certains titres. On n’a pas envie de se mettre des limites. Le rôle de chacun peut évoluer. Et c’est ça qui est bien dans un groupe, en fonction de l’inspiration du moment, on peut changer les rôles et construire un truc vraiment à quatre.

The Popopopops - DR

N’est-ce pas un peu frustrant pour toi qui es français d’écrire en anglais ?

Très franchement, j’aimerais bien savoir écrire en français, mais j’ai beaucoup de difficultés. J’ai vécu un an aux États-Unis avant de former le groupe, donc l’anglais est assez naturel pour moi. Victor parle aussi très bien anglais. Donc, souvent, c’est plus simple d’écrire les textes en anglais. Surtout que parfois il apporte des sonorités ou une idée de thème avec quelques mots et ensuite, je complète ça en écrivant un texte complet. Parfois, en chantant en yaourt, on trouve quelques mots qui nous donnent une ligne directrice pour la chanson. Mais oui, j’aimerais beaucoup écrire en français, mais c’est plus difficile pour moi aujourd’hui. En anglais, on peut se permettre de dire des choses qu’on n’oserait peut-être pas en français. Et puis, c’est beaucoup plus dur de trouver de belles paroles en français.

On m’en voudrait de ne pas te demander pourquoi « The Popopopops » ?

Parce que NTM ! C’est une chanson de NTM, « Seine Saint-Denis Style », « Fous donc ton gilet pare balle, à base de popopopop ». Et donc, on a ajouté un S parce qu’on est quatre. On trouvait que le nom était assez fun, ça mélangeait la pop et le hip hop. C’est un mot plutôt rythmé aussi. On trouvait ça plutôt cool et que ça changeait. Ça accrochait un peu les gens. Le nom en lui-même aujourd’hui n’a plus vraiment de sens, c’est surtout la forme et la phonétique qui nous plaisent.

Tu m’en as touché un mot tout à l’heure, Gaëtan Réchin de « Pony Pony Run Run » a donc co-réalisé le EP. Comment avez-vous fait appel à lui ?

En fait, il a arrangé « Color ». Ils nous ont également aidés avec son assistant pour l’enregistrement de deux autres titres, « My Mind is Old » et « Halcyon Days ». Mais c’est surtout sur « Color » qu’on a beaucoup travaillé avec lui. L’histoire est assez simple dans le fond. On s’est retrouvés à tourner avec les « Pony Pony Run Run » au moment où ils ont commencé à tourner en France, avant d’être connus. Comme ils venaient d’Angers et nous de Rennes, on s’est retrouvés à faire leur première partie. Ils ont bien accroché, on s’est bien entendu avec eux. Du coup, ils nous ont proposé de faire plusieurs autres de leurs premières parties. On s’est retrouvés à faire 5/6 dates avec eux. Au fil du temps, ils sont devenus un peu des amis et après, ils nous ont invité à faire leur première partie quand ils ont joué au Zénith de Paris. Ensuite, on s’est un peu perdus de vue. On les a rappelés quand on a fait un concert sur Paris. Ils étaient dans le coin, ils sont venus… On avait une idée dans la tête, mais c’est Gaëtan lui-même qui nous a dit qu’il aimait bien les nouveaux titres et que ça le brancherait bien d’essayer de faire un peu de réal sur un ou deux morceaux. Ils avaient enregistré leur album à Hossegor, du coup, on est allés là-bas avec lui deux/trois jours. On a pu bénéficier de leur expérience, ils enregistraient leur deuxième album. Ils nous ont appris à amener une chanson à maturité en faisant de la production. On a fait avec lui un travail très très intéressant, d’une part, qui nous a servi sur la chanson et d’autre part, personnellement. On a appris beaucoup de ce moment pour ensuite appliquer des techniques et des idées d’arrangements et de production sur l’ensemble de notre EP.

The Popopopops - DR

Le EP a été enregistré à plusieurs endroits différents, à Rennes (au studio Bas-Village et à l’Ubu), à Saint-Jean-de-Luz (au studio Drop in) et à Nantes (au Garage Hermétique). Pourquoi avoir fait le choix d’enregistrer dans plusieurs lieux différents ? Est-ce par la force des choses ou un choix délibéré ?

C’est par la force des choses, très honnêtement, mais on en est assez contents ! Évidemment, il y a des défauts et des qualités à ce genre et cette méthode d’enregistrement. Quand on a commencé à travailler sur cet EP, on venait de terminer notre tournée, on n’avait pas de label. On s’est retrouvés à Rennes tous seuls à se dire qu’il fallait qu’on fasse quelque chose. Avec notre ingé son, on a eu l’idée d’enregistrer un album de quinze titres… On a donc enregistré des batteries et des basses à l’Ubu. Après, on est allés à Hossegor… En fait, ça s’est dessiné tout seul. Au final, on avait donc huit chansons enregistrées. On a pris les quatre meilleures, ou en tout cas les plus représentatives de ce que sera l’album, et on les a mises sur cet EP. Et donc, par la force des choses, on a enregistré à l’Ubu, dans notre local de répétitions, chez nous, dans notre maison pour enregistrer les voix, chez mes parents… On est même allé à Dinard et les batteries ont été enregistrées à Nantes. Du coup, ça s’est dessiné au fur et à mesure à l’automne 2011. Et on est arrivés avec un produit fini grâce au travail de notre ingé son en décembre. On a confié le mix à un anglais, Tom Peters. Il a mixé l’ensemble pour lui donner une cohérence. On a travaillé à distance avec lui et du coup, on s’est retrouvés en janvier avec des mixes de Tom qui nous ont bien plu.

Vous avez donc enregistré huit titres.

Oui. Les autres se retrouveront sur l’album. Et grâce au fait que nous avions huit titres, on a pu faire un choix. Ce choix a permis lui aussi de garder une cohérence. On voulait présenter différentes couleurs et différentes ambiances, mais que le tout reste cohérent. On avait vraiment envie d’entrer dans une nouvelle phase avec cet EP et présenter le son que l’on fait aujourd’hui. C’est une façon d’annoncer l’album. Je pense aussi que c’est le travail de Tom Peters qui a réussi à donner une couleur et une cohérence aux différentes prises de sons qu’on avait faites. Et puis, c’est tout de même notre ingé son qui fait le live avec nous depuis trois ans qui a fait les prises de son. Donc, il nous connait bien.

Où en êtes-vous dans l’album ?

On a déjà pas mal de choses qui sont prêtes. On va continuer à se concentrer sur la production cet été avant de partir en tournée à l’automne pour défendre notre EP. On va essayer de sortir l’album début 2013. Là, on cherche encore un réalisateur. On est encore sur plusieurs pistes. On va voir comment ça se construit… Donc, on le prépare tranquillement, mais je peux te dire que l’album sera dans la continuité de l’EP.

Cet EP va-t-il sortir en édition physique ?

Il va sortir en digital le 21 mai. Et on a décidé de ne pas faire de distribution physique nationale. Il faut déjà voir si les gens vont apprécier cet EP !! Par contre, on va vendre le CD, et une édition vinyle, lors des concerts. Il y aura aussi du merchandising. Pour nous, les concerts sont vraiment importants, donc, on a envie que les gens viennent nous voir et puissent découvrir la musique en live. La vente physique sera en édition limitée… Par contre, en fonction du succès de l’EP et des retours que nous aurons, j’espère que l’album, lui, bénéficiera d’une distribution nationale.

Je me doutais bien que vous attachiez de l’importance  au support et à l’imagerie du groupe, puisqu’aux médias, vous avez envoyé un CD et un poster en guise d’argu…

En fait, par le biais de la copine de Victor, on a réussi à rencontrer des graphistes, et notamment Raphaël Garnier qui s’occupe de notre image. On l’a rencontré assez tôt, alors que le EP n’était pas encore mixé. Juste avec les démos, il a accroché. Ça a pris un peu de temps, on a pas mal discuté et ensuite on s’est mis d’accord pour qu’il prenne en mains toute notre image. Il nous a présenté différentes pistes. Il gère toute l’image, les visuels… On est vraiment contents de cette collaboration parce qu’il a réussi à apporter une touche originale au groupe.

The Popopopops - DR

Ça bouge pas mal à Rennes en ce moment… La « nouvelle scène rennaise » est à nouveau en ébullition. Si je te dis Marquis de Sade, Daho, Niagara… ça t’évoque quoi ?

La belle époque rennaise ! Évidemment ! Très franchement, plus Marquis de Sade et Daho que Niagara… (rires)

Ce sont des artistes qui t’ont marqué.

Ah oui ! Énormément. On a la chance d’être en contact avec la scène rennaise actuelle et celle d’avant, avec des gens comme Jean-Louis Brossard ou des musiciens comme les Bikini Machine ou des musiciens qui ont tourné il y a 10/20 ans avec toute cette scène-là. Nous, nous n’étions pas encore nés, mais c’est une grande richesse parce qu’on croise encore ces gens-là sur Rennes. On a eu l’occasion de croiser Daho, et d’ailleurs là, on est en train de travailler sur une cover. On a pas mal de projets de covers comme ça, mais il n’y a encore rien d’officiel. Tout cet héritage de la scène rennaise est très riche. Ça nous permet d’espérer… On a beaucoup écouté Marquis de Sade, on aime bien Daho… Et puis aussi d’autres artistes rennais peut-être un peu moins connus mais qui ont fait vivre la scène punk. Pouvoir profiter de leur expérience en discutant avec eux, c’est extrêmement enrichissant. C’est la force de Rennes, c’est qu’il y a une vraie histoire musicale. Et aujourd’hui encore, il y a une réelle émulation entre les différents groupes.

Et toi, avais-tu des idoles, quand tu étais ado ?

Pas vraiment. Pas une en particulier en tout cas. J’ai tout de même beaucoup écouté Jimi Hendrix quand j’ai commencé la guitare. Je sais que c’est un peu cliché, mais bon… (rires) Un peu plus tard, quand j’étais au lycée, j’ai écouté des trucs que les gens écoutaient peut-être un peu moins… On ne peut pas dire que c’était une idole, mais j’ai été fasciné par Frank Zappa. Il représentait pour moi quelque chose d’un peu différent. Après, bien entendu, il y a des icônes marquantes dans la musique, comme Ian Curtis, Philippe Pascal de Marquis de Sade… Lui, c’est un vrai personnage ! C’est assez fascinant quand on repense à ce qu’il dégageait ! Mais sinon, tous les quatre dans le groupe, on n’est pas attachés à un groupe particulier. Chacun écoute des styles de musiques très différents. Chacun a des influences différentes, qui peuvent changer rapidement aussi…

Quels sont tes premiers pas dans la musique ?

À 7/8 ans, j’ai fait du saxophone au conservatoire. J’ai fait de la musique classique, puis du jazz, puis je me suis mis à la guitare et à la basse.

Et l’écriture est arrivée vers quel âge ?

L’écriture, elle, est venue avec le groupe. Ce qui est amusant, c’est que pour notre groupe, l’important, ça a toujours été la musique. Et ensuite, on a mis des paroles sur cette musique et c’est là qu’on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse vivre les paroles aussi bien que la musique. Au début, les paroles nous paraissaient totalement inintéressantes par rapport à ce qu’on faisait musicalement. C’est au fil des concerts, et notamment des concerts à l’international qui nous ont beaucoup boostés, qu’on s’est dit qu’il fallait qu’on donne du corps à notre musique. Et moi, ça m’intéressait vachement de chanter un peu et d’écrire des paroles pour Victor et avec Victor. On est donc partis avec le groupe dans cette optique-là. Et j’aime beaucoup faire ça aussi, c’est cool…

Propos recueillis par IdolesMag le 2 mai 2012.

-> Site officiel : http://www.thepopopopops.com/








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