Un groupe de musiciens qui accompagnent des chanteuses ? C’est banal. Quand la dernière claque la porte, et que le bassiste, Balkan, prend sa place, ça l’est déjà moins. C’est alors un groupe – bien- nommé – qui voit le jour, « Quand la diva s’en va ». Nous avons été à la rencontre de Balkan, la « nouvelle diva » du groupe en quelques sortes, afin qu’il nous parle de ce premier album. Le clip de « Ça me blesse », réalisé avec quelques euros seulement a créé le buzz sur le web, nul doute que l’album va suivre le même chemin… IdolesMag : L’album est sorti aujourd’hui [notre interview a été réalisée le 23 avril dernier]. Dans quel état d’esprit es-tu ? Balkan, Quand la Diva s’en va : Je suis excité comme pour toutes les premières fois ! (rires) J’ai une petite larme à l’œil… Non, franchement, c’est cool ! Ça fait un bout de temps qu’on voulait le sortir… et je crois que sortir un disque en 2012, vu l’état actuel des choses, c’est déjà une belle victoire. Je suis vraiment très content. Répond-il à toutes tes attentes ? Oui. Ça fait maintenant deux ans qu’on l’a enregistré avec Laurent Guéneau. C’est lui qui a réalisé l’album. Il a travaillé avec pas mal de gens comme Zazie, Grand Corps Malade, Faudel et compagnie… On n’avait pas de label quand on a enregistré cet album, donc, on a vraiment fait l’album qu’on voulait. Aujourd’hui, il sort avec un label, mais sans avoir été transformé. Donc, non, pas de soucis, on n’a fait aucune concession. On a vraiment fait l’album qu’on voulait. C’est un vrai premier album !
On avait écouté ce qu’il avait fait en tant que réalisateur. On lui a donc envoyé les premières maquettes de la Diva et il a beaucoup aimé. Après, ça s’est fait tout naturellement. On s’est rencontrés. Humainement, ça s’est très bien passé. C’est vraiment en toute simplicité qu’on est rentrés en studio avec lui. Et on en est ressortis avec un album. Peux-tu un peu m’expliquer quand et comment le groupe a vu le jour ? On s’est rencontrés grâce à la musique, on n’était pas amis avant. J’ai d’abord rencontré Dom, le batteur, qui est aussi la plume de la Diva. C’est essentiellement lui qui écrit les textes, même si on échange beaucoup. J’essaye aussi de placer quelques textes, mais majoritairement, c’est lui qui écrit. J’ai rencontré Dom au cours d’un bœuf. On avait la même passion pour la musique. Après, on a rencontré différentes chanteuses. C’est à ce moment qu’on a rencontré Lucas et Nico, qui sont respectivement le guitariste et le clavier du groupe. À l’époque, j’étais le bassiste du groupe et je composais. Nous avons accompagné deux ou trois chanteuses, et avec la dernière, ça ne s’est pas très bien passé. Ce n’était pas évident. Elle est partie, même si on avait un album complet en instance de signature. On a préféré se séparer de cette diva, et c’est donc grâce à elle que le nom du groupe a jailli lors d’un long brainstorming, « Quand la Diva s’en va » ! C’était mieux comme ça. Je me suis donc mis à chanter, j’ai pris sa place. Et voilà comment le groupe est né au départ de cette diva avec qui ça se passait bien humainement, mais musicalement, nous n’avions pas les mêmes aspirations. Ça n’a pas été trop difficile pour toi de passer de bassiste à chanteur ? C’était horriblement difficile et en même temps d’une simplicité folle, va-t-on dire. J’ai beaucoup hésité et c’est le groupe qui m’a poussé. Je chantais sur les maquettes puisque c’est moi qui compose, j’enregistre les démos. Je suis bassiste également, et comme jouer de la basse et chanter en même temps, ce n’est pas si simple, je n’étais pas convaincu. Et puis, chanter, j’en faisais une montagne. C’est un métier de chanter ! Et en même temps, le fait de chanter m’a apporté tellement de sensations !... Le premier concert que j’ai fait en tant que chanteur, je m’en souviendrai toute ma vie ! C’est très différent de quand on est bassiste derrière. Quand on chante devant, on sent toute l’énergie de la scène. On se livre beaucoup plus, je pense. Aujourd’hui, je suis très heureux d’avoir commencé à chanter, et je progresse tous les jours ! (rires)
Maintenant, c’est moi la diva et on ne peut plus me virer !! (éclats de rires) En tant que diva, je n’arrive pas beaucoup à déléguer. Je fais beaucoup de choses, même si on est un vrai groupe et que sur scène ça se voit vraiment. Je m’occupe des clips du groupe aussi… J’aime bien toucher à tout en fait ! Donner mon avis sur les textes, m’occuper des compos… Je ne sais pas si c’est facile pour les autres de me supporter… il faudrait leur demander ! Je crois que tout naturellement je suis devenu un peu le leader du groupe, mais chacun a vraiment son rôle et il ne faut pas penser qu’ils sont moins importants que moi. On est un vrai groupe, avec l’ego de chacun, mais tout va bien… Es-tu un instinctif dans la composition ? Oui, je suis très instinctif. Ça part souvent de pas grand-chose, un mot, une ligne guitare-voix ou un accord. Après, on retravaille ça le plus vite possible avec le groupe. Mais à la base, c’est quelque chose de très instinctif. Par contre, j’ai toujours besoin d’un texte pour composer. Je ne peux rien faire sans texte ! (rires) Dès que je reçois un texte, les mots m’inspirent une musique. Souvent, c’est Dom qui arrive avec un texte, mais parfois, j’apporte un petit bout aussi. Si Dom n’a pas de texte, je gribouille un truc, et je chante et compose sur ce gribouillis. Il me faut vraiment le support du texte pour pouvoir composer.
L’écriture te titille donc tout de même un peu… Oui, ça me titille. Par exemple, le titre, « ça c’est fait », je l’ai presque écrit dans sa totalité. Ça parle de ma vie en gros et je me voyais mal dire à Dom d’écrire sur ma vie… ç’aurait été un peu prétentieux ! Et c’est vrai aussi que j’ai envie de progresser dans l’écriture. Même si c’est Dom qui écrit la plupart des textes, on discute beaucoup tous ensemble sur les sujets qu’on veut évoquer, sur la façon d’écrire aussi. Parce qu’il y a parfois des mots qui me dérangent et que je n’ai pas envie de prononcer. Donc, sur certaines chansons, j’ai écrit quelques ponts ou quelques couplets. Tu vois, je deviens un artiste complet ! (rires) En parlant des chansons, « Je suis mort » évoque la mort de façon assez frontale. C’est assez peu courant en France, où on est plutôt frileux sur ce genre de sujet… Il y a pas mal de second degré tout de même dans le morceau. Mais en effet quand on la joue en concert, il y a ceux qui l’adorent et ceux qui la détestent. Au moins, elle touche, elle provoque quelque chose. Je ne sais pas si ça leur rappelle des souvenirs persos ou que ça les confronte assez directement avec la mort, mais il y a vraiment des gens que ça dérange… Et c’est bien de déranger quelques fois ! Personnellement, ce morceau, il me fait plutôt marrer. Je le vois comme le voyeurisme d’un gars qui assiste à sa propre mort, qui voit ce qui se passe pendant son enterrement, etc… Je trouve la situation plutôt rigolote. Et effectivement, tu n’es pas le premier à me parler de ce morceau, beaucoup m’en parlent régulièrement… Je trouve plutôt cool ce second degré, parce que dans le fond, on va tous mourir ! Et puis, on a fait quelque chose de très joyeux dans l’arrangement. Mais en effet, dès qu’on parle de la mort, ça complique parfois les choses. Je suis en tout cas très content que le morceau fasse partie de l’album parce que je l’aime beaucoup.
Je pense qu’elles vont finir à la poubelle très sincèrement. Là, le premier album vient de sortir. On a fait récemment un teaser sur internet où on compare l’album à un enfant. C’est une échographie où on voit le CD dans mon ventre en gros. Et à la fin de ce teaser, je dis que je pense déjà au deuxième. Et effectivement, je pense réellement à ce deuxième album et je ne vois pas pourquoi j’irais prendre dans ce que j’ai fait avant parce que ces chansons, je les ai écrites à une époque donnée, qui n’est plus la même aujourd’hui. Je n’aime pas retoucher ce qui a été fait avant, je préfère ré-écrire et re-composer. Donc, je pense qu’elles vont réellement finir à la poubelle… Maintenant que j’y pense, ce serait marrant de ressortir toutes ces démos dans 15 ans et faire une édition spéciale pour les fans !!… Quand on fait un album, on est dans un certain état d’esprit, et je ne me vois pas me replonger dans l’état d’esprit dans lequel j’étais il y a deux ans pour retravailler sur les morceaux. Je suis dans l’instant et dans l’avenir, mais pas dans le passé. Y a-t-il une chanson pour laquelle tu as un peu plus tendresse que pour les autres ? J’aime beaucoup « Je suis mort » et j’aime beaucoup l’histoire de « Ça me blesse ». On a mis le titre en écoute un dimanche après-midi sans penser à quoi que ce soit, et tout est parti un peu de là… Même dans sa composition, cette chanson était étrange. On avait enregistré une petite démo à la maison. On est repassé en studio derrière pour la réenregistrer et faire mieux que sur la démo. Mais parfois, ça ne prend pas, l’énergie n’est pas la même que quand on a enregistré la démo. Ça a été le cas pour « Ça me blesse ». On n’arrivait pas à retrouver ce qu’il y avait sur la maquette. J’ai réécouté la version mixée après le passage en studio, et ça ne m’a pas du tout plu ! On a donc décidé de garder la version de la maquette enregistrée dans mon petit studio à Montpellier. C’est cette version-là, enregistrée chez moi, avec du matériel pas cher, qui est passée en radio et c’est assez rigolo…
Le clip de « Ça me blesse » a rapidement créé le buzz, pourtant il n’avait pas un budget faramineux… C’est le moins qu’on puisse dire !! (rires) Ça a dû coûter 150 euros au total si on compte tous les scotchs !! (rires) On l’a enregistré en une après-midi. Et je l’ai monté dans les deux heures qui ont suivi. C’est vrai que ce petit clip a bien marché… Avec le recul, je pense qu’il y avait une vraie belle énergie ce jour-là et finalement, il y avait peut-être quelque chose dans l’air qui a fait que ça a pris… Je crois aussi qu’on était tous dans un esprit où on n’attendait rien de personne. On voulait lancer notre truc sur le net, mais pas pour faire le buzz ou quoi ce soit, c’était juste pour faire entendre notre musique. Et je pense que quand quelque chose est fait sincèrement, ça marche plutôt bien… En tout cas, ça a été le cas pour nous. Qu’est-ce que ça vous a fait quand vous avez senti que ça commençait à décoller ? Ça fait vachement plaisir, je ne te le cache pas ! Finalement, le buzz, c’est quoi ? Ce sont plein de gens qui écoutent ta chanson et qui découvrent ton univers. Donc, c’est génial. Nous en tant qu’artistes, on a besoin aussi que les gens voient et écoutent ce qu’on fait. Sinon, autant faire de la musique dans notre garage… (rires) On a peut-être trop d’égo pour faire notre musique tout seuls dans notre coin, mais on a envie de la partager avec le plus de monde possible. Mais la musique n’est pas faite que dans cet esprit-là non plus. On fait la musique qu’on aime, pas dans un esprit commercial, et le plus sincèrement possible. Si ça interpelle les gens, tant mieux !
« Ça c’est fait » a bénéficié également d’un clip. J’ai l’impression que le travail de l’image est quelque chose que tu aimes. Est-ce que je me trompe ? Pas du tout. J’adore ça. Ça fait des années que je fais des petits bouts de clip, je le faisais déjà à l’époque des cassettes ! Je mets tout sur l’ordi, et je fais des petits montages. Aujourd’hui, je fais pas mal d’image. J’aime bien filmer, prendre des photos, j’ai toujours une petite caméra sur moi. Maintenant les caméras numériques nous permettent de faire des trucs de ouf avec peu de moyens. Et ça, ça ouvre des portes à des gens comme moi qui sont passionnés par l’image. Du coup, je m’occupe des clips, ça m’amuse beaucoup. Et je pense qu’on progresse aussi parce que le deuxième clip, les gens n’ont pas cru que c’était nous qui l’avions fait. Et pourtant si ! Nous restons indépendants à ce niveau-là ! On fait ça sans prétention. Et chaque fois que je fais un truc, j’essaye qu’il y ait quelque chose qui fasse sourire. Je ne me vois pas filmer le groupe en train de jouer et chanter. J’essaye toujours qu’il y ait un truc original qui nous amuse nous déjà, et puis qui, je l’espère, amusera le public aussi. C’est aussi un peu la patte de la Diva, ce sourire dans ce qu’on fait…
Ah oui ! Je suis un grand fan de Sting. C’était vraiment mon idole. À une époque, j’ai aussi été fan d’Eric Clapton, Michael Jackson. Que de la musique anglo-saxonne en tout cas. Je n’ai jamais beaucoup écouté de chanson française. Je ne pensais pas chanter un jour non plus. Et finalement, je suis un bassiste chanteur, comme Sting, alors que ce n’était pas du tout prévu. Quel est le tout premier disque que tu as acheté ? La vache, ta question ! (rires) Laisse-moi réfléchir… Je devais avoir 13 ans quelque chose comme ça. Ça doit être la BO de « L’Arme Fatale » avec Sting et Clapton. Je me souviens d’avoir acheté la BO, c’était une cassette à l’époque. J’avais foncé à la maison, j’avais déchiré le plastique pour écouter cette BO tant convoitée… C’est un peu triste quand on y pense, parce qu’il n’y a plus ce rapport à l’objet aujourd’hui. Je me souviens que le trajet du disquaire à la maison était interminable !
L’as-tu réécoutée cette BO récemment ? (rires) Écoute, très franchement non, mais c’est marrant parce que je suis tombé sur le clip il n’y a pas si longtemps… Et je pense que je suis toujours amoureux de Sting en fait ! (éclats de rires) À quand remontent tes premières compos ? Je me souviens d’avoir travaillé avec un ami bulgare quand j’étais au lycée français. Il y avait beaucoup de nationalités dans ce lycée. On avait composé quelques trucs, mais je n’ai rien gardé de cette époque-là. Après, je suis revenu en France pour faire des études… d’assez longues études en fait, puisque je suis Bac+5 !
L’économie. Et je ne sais toujours pas pourquoi ! (rires) Mon père était prof d’éco, donc ceci explique certainement cela…Une fois que j’ai eu mon diplôme, je l’ai rangé dans une armoire et je n’ai jamais travaillé dans ce domaine. J’ai pris ma guitare et je suis donc devenu officiellement musicien le jour où j’ai décroché mon diplôme d’économie. C’est venu sur le tard, en fait… Oui, c’est venu sur le tard. De toute façon, on ne peut pas revenir sur le passé. Je ne sais pas si je regrette d’avoir fait ces études, dans le fond. Oh, je le regrette un poil, mais en même temps, ça m’a apporté aussi quelque chose. Ça m’a appris à travailler, ça m’a appris la concentration aussi. Il faut y aller quand tu fais des études, avec les exams et tout… Donc, je ne regrette pas, même si j’ai commencé un peu tard la musique. Enfin… ma première guitare, je l’ai tout de même eue à 13/14 ans. C’est maman qui l’avait achetée pour ma sœur et je la lui ai piquée… (rires) Tu avais déjà quelques idées derrière la tête ! Oui ! Tu sais, on écoutait pas mal de musique à la maison. Maman écoutait beaucoup de jazz, elle écoutait Michael Jackson, Stevie Wonder aussi… Il y avait de la bonne musique à la maison.
Vous avez déjà fait pas mal de scène avec le groupe. Comment avez-vous appréhendé le studio ? J’ai adoré ça personnellement ! Mais tout le groupe n’est pas fan de ça. Je me souviens de Dom ou même Lucas qui décrochaient pendant les séances, alors que moi, je restais 24h/24 à côté du réal pour voir ce qu’il faisait, comment il le faisait, pourquoi il le faisait… ça m’a appris plein de choses en fait. J’ai beaucoup aimé. En plus, comme c’est moi qui fait généralement les maquettes à la maison, je bidouille les sons et les arrangements, ça m’a appris pas mal de choses. Mais certains ont détesté ça… Je les comprends quelque part. C’est très difficile de reproduire une chanson que tu as écrite sur un bout de papier ou chantée sur un dictaphone. Il faut, quand tu repasses en studio, retrouver la même énergie, ce n’est pas évident. C’est pour ça, que comme je te l’ai expliqué tout à l’heure pour « Ça me blesse », il y a pas mal de pistes de démos qui se retrouvent dans l’album. C’est assez spécial le studio, mais moi j’aime bien. Et la scène, vous l’appréhendez comment ? Pour l’instant, ce n’est pas très écrit. Après, je ne sais pas si c’est bien ou pas. Mais dans le futur, j’aimerais tout de même aller dans quelque chose de plus écrit, parce qu’en fait c’est quand c’est bien structuré qu’on peut improviser librement. J’aimerais vraiment dans le futur avoir un peu plus de mise en scène. Pour l’instant, ça reste quelque chose d’assez brut dans lequel on s’éclate beaucoup tous les quatre, il y a une vraie alchimie sur scène. Mais c’est peut-être un peu trop brut. Bien sûr on réarrange les morceaux pour aller sur scène avec, mais j’aimerais faire un vrai travail d’éclairage, par exemple.
Voilà. Là, en ce moment, j’adorerais avoir le canapé rouge de « Ça c’est fait » sur scène avec nous sur quelques morceaux. Ce sont des choses très simples à faire et on va travailler dessus. Sur scène, vous reprenez « Les Brunes comptent pas pour des prunes » de Lio. Pour lancer l’album, vous avez repris en français « I got a feeling », « Umbrella » ou « Born to be alive ». Comment choisissez-vous ces titres ? La chanson de Lio… ça me faisait rire de chanter « Les Brunes comptent pas pour des prunes » alors que je n’ai pas de cheveux et que je suis un mec. On s’amuse bien avec cette chanson sur scène. Les gens aiment beaucoup. Pour les autres titres, on a voulu voir ce que ça donnait de chanter en français et traduire littéralement en français des tubes mondiaux… Et en cherchant un petit peu, on a trouvé de vraies pépites. Certaines personnes n’ont pas aimé le côté moqueur. Mais on l’a vraiment fait sans moquerie aucune ! Comment ne pas respecter un groupe comme Black Eyed Peace ou Patrick Hernandez ?... Mais voilà, c’est le côté « second degré de la Diva » qui a fait que nos reprises sont… amusantes !! (rires) Et puis, c’est plaisant de se rendre compte qu’on peut faire un tube mondial en chantant « I love you baby ». En France, on ne peut pas trop le faire. Et pourtant, on essaye tout de même de mélanger un peu cette musique anglo-saxonne et des textes en français… C’est pas toujours pas facile… On essaye de lier un peu les deux. Propos recueillis par IdolesMag le 23 avril 2012. -> Site officiel : http://www.quandladivasenva.com/ Tweet |
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